Les mots ont un poids, hier comme aujourd’hui

La plus grosse insulte qui pouvait être faite à Shimon Peres, c’était que Netanyahou intervienne à la tribune lors des obsèques, qui plus est, pour y apporter un message de paix selon lui.
 
Les obsèques étant des obsèques nationales et Netanyahou étant Premier Ministre d’Israël, il est de fait un peu normal qu’il intervienne.
Mais cela ne change rien au mal, retournons quelques années en arrière.
 
Lors des accords d’Oslo, Netanyahou est l’un des leaders de l’opposition aux accords, mais cela aurait pu s’arrêter là.
 
Mais cela ne s’arrête pas là, car à cette époque Netanyahou compare Peres à Pétain et Rabin à Laval, puis appelle même à « faire taire » Rabbin lors d’une autre manifestation.
 
Tout le monde connaît le sort d’Yitzhak Rabin, malheureusement tué par un extrémiste juif.
 
 
 
Les mots ont un poids, hier comme aujourd’hui.

Edwy Plenel, cette supercherie journalistique

​Voir Edwy Plenel avec Alain Minc à l’époque de leur duo au journal Le Monde dans les nouveaux chiens de garde et se rappeler pourquoi je n’ai jamais eu confiance en Edwy Plenel qui a justement fait partie de ces chiens de garde pendant des années (Il faut regarder les unes et les édito du journal Le Monde à l’époque Plenel/Minc)

Même aujourd’hui, Plenel se défend d’être indépendant et d’être financé par les lecteurs mais quid de la société des amis de Mediapart dont l’un des plus grands donateurs est Xavier Niel (qui en passant arrose une bonne partie de journaux papiers et en ligne). Que dire aussi du fait que l’un des anciens conseillers de Jospin et ancien militant de l’OCI, Michel Broué en soit le Président, et encore on s’arrête là parce que la liste est longue malheureusement.

Bien que j’exècre Jérôme Cahuzac, il faudrait quand même se poser la question de la raison pour laquelle les révélations de son compte en Suisse sont sorties à un moment politique bien précis ? Cahuzac c’est opposé dès le début du quinquennat Hollande sur le fait que la presse en ligne bénéficie du même régime fiscal que la presse papier.

Ce dernier devenant donc un ennemi, Plenel a tout fait pour le faire sauter. 

Les preuves, Edwy Plenel les avait en sa possession dès le départ et les nombreuses menaces de Mediapart avant de sortir le dossier n’était qu’un appel à François Hollande et Jérôme Cahuzac pour qu’ils reviennent sur cette décision.

On pourra parler également des nombreux témoignages des lecteurs de la première heure qui se sont désabonnés, évoquant des « problèmes éthiques », de « suffocations » mais aussi de « pensée unique » concernant la vie du site (commentaires et autres interactions des lecteurs avec la rédaction de Mediapart), ce qui ressemble à s’y méprendre à ce qui lui était reproché au journal Le Monde et qui l’a poussé vers la sortie.

Qu’on soit le chien de garde des intérêts d’un groupe financier ou pour ses propres intérêts, on reste à jamais un chien de garde.

Le Soupçon

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Après des semaines de folies médiatiques depuis les attentats de janvier, relancées il y a quelques semaines par l’attentat de Saint-Quentin-Falavier, il faudrait pour les musulmans français se désolidariser et se justifier de ne pas soutenir ces actes abjectes et horribles: être plus « Charlie » que « Charlie ».

Le soupçon de l’ennemi musulman de l’intérieur se répand comme une traînée de poudre. Le Front national et certains élus du parti « Les Républicains » ne sont par ailleurs pas étrangers à la propagation de ce ressentiment.

Il est vrai, beaucoup de nos concitoyens musulmans ont fait le choix de ne pas participer aux marches qui ont eu lieu le 11 janvier dans toute la France mais depuis les voici malgré eux, enfermés dans une dialectique à la Georges W. Bush : « Vous êtes avec nous ou contre nous. »

Sur les réseaux sociaux, nos concitoyens musulmans ont exprimé massivement leurs soutien et leur participation à l’élan national, pour le reste la majorité silencieuse n’a pas besoin de dire « Je suis Charlie » ou « Not in my name » pour partager la peine des familles des victimes.

Pour la République, contre les amalgames !

Iran, l’apaisement ?

Plus d’un an après l’élection du président modéré Hassan Rohani, l’heure est a l’optimisme lorsqu’on évoque l’Iran.

L’Iran ayant respecté pour l’instant ses engagements pris a Genève, une partie des sanctions économiques touchant le pays ont été supprimées.

Mais cette détente international récente cache une dégradation flagrante des droits de l’homme qui a lieu simultanément à l’intérieur du pays.

Pour illustrer ces graves atteintes aux droits de l’homme voici quelques chiffres marquants :

Sur l’année 2013, l’État iranien a fait exécuter 687 personnes, c’est-à-dire plus du double de l’année 2012 où le nombre de personnes exécutées était de 314.

Les minorités ethniques et religieuses sont également victimes d’un renforcement des persécutions et le droit des femmes toujours inexistant.

Une solution a cette tragédie serait que la pression internationale mise en place concernant l’armement nucléaire le soit également concernant le respect des droits de l’homme en Iran.

Quand les catastrophes climatiques sont cotées en bourse

Dans le monde entier les catastrophes climatiques et environnementales laissent derrière elles leurs lots de victimes et de dégâts matériels. La plupart du temps les assureurs prennent en charge les dégâts mais lorsque ces derniers sont trop important, les assureurs ont de plus en plus la facheuse tendance de se défausser sur les États, mais les États qui depuis la crise n’ont plus que le remboursement de leurs dettes en tête, assument de moins en moins leurs rôles et se tournent alors vers les marchés financiers. Cette pratique consistent donc a confier l’assurance des risques naturels, c’est à dire l’évaluation des menaces et le dédommagement des victimes aux marchés financiers.

« Catastrophe bonds » (obligations catastrophes), weather derivatives (dérivés climatiques) ainsi qu’un bon nombre d’autres termes de produits d’assurance climatique font fureur depuis un certain temps.

De nombreux pays comme les Etats-Unis, La Turquie, le Mexique et certains pays pays asiatiques y ont déjà eu recours. Le dernier exemple en date étant celui du typhon « Haiyan » aux Philippines en Novembre 2013. Ce dernier a tué plus de 6000 personnes, détruit environ 1 million et demi de logements et fait plus de 13 milliards de dollar de dégâts naturels. Quelques mois plus tard des courtiers accompagnés de représentant de l’ONU, présentent au Parlement des Philippines un nouveau produit financier se nommant PRISM. Ce dernier étant une sorte d’emprunt à fort rendement que les municipalités philippines proposeraient a des investisseurs privés.

C’est alors qu’une question me taraude

Pourquoi la finance décide t-elle au moment même où la nature montre des signe des faiblesses, de s’associer à elle ?

Notre planète a pendant plusieurs centaines d’années permis de fournir ressources et matières premières a bas prix, son écosystème parvenant quant à lui a absorber les déchets provoqués par la production industrielle.

Or le problème, c’est que ces fonctions ne sont plus aussi efficaces que par le passé.
Le prix des ressources et des matières premières ne fait qu’augmenter et la gestion des déchets est de plus en plus chaotique, en ajoutant a cela l’aggravation des désastres naturelles, la situation devient de plus en plus insoutenable.

La crise écologique que nous vivons actuellement n’est-elle donc pas tout simplement le signe d’une nouvelle crise du système capitaliste ?

La discrimination par le lieu de résidence n’est plus une fatalité

Parce que résider dans un quartier populaire ou une zone urbaine sensible (ZUS) peut être un réel inconvénient, le projet de loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine reconnaîtra officiellement la discrimination par l’adresse et le code postal et mettra en place une véritable politique de la ville visant à lutter contre les inégalités territoriales.

Dans ces quartiers et zones urbaines sensibles le taux de chômage se situe au double de la moyenne nationale, un habitant sur trois vit sous le seuil de pauvreté, un habitant sur quatre renonce à des soins pour des raisons financières, les élèves issus des collèges des quartiers sont plus souvent que les autres orientés vers les filières courtes et les discriminations liées à l’origine ou l’adresse pèsent dans l’accès à l’emploi.

Ce projet de loi s’inscrit donc dans l’engagement pris par le Président de la République et la majorité parlementaire de réinstaurer la justice dans tous les territoires.

La contractualisation entre l’Etat et les collectivités pour mettre en œuvre la solidarité nationale et locale en direction de ces territoires et de leurs habitants, le rôle prioritaire et premier des politiques publiques pour compenser les inégalités territoriales , les crédits spécifiques de la politique de la ville ayant vocation à soutenir des actions de proximité et des projets innovants, la nécessité d’une action globale agissant sur différents registres, que ce soit l’accès à l’emploi, l’éducation, la culture, permettront d’améliorer de façon concrète la vie des habitants de ces quartiers.
Les objectifs d’accès aux services publics et de lutte contre les discriminations seront ainsi réaffirmés.

Le principe de co-construction de la politique de la ville avec les habitants est inscrit pour la première fois dans la loi. L’objectif est donc d’améliorer le cadre de vie des habitants, développer l’attractivité résidentielle des quartiers dans un souci de mixité sociale et favoriser leur développement économique.
Ce nouveau programme visera tout d’abord les quartiers présentant les dysfonctionnements urbains les plus importants, puis une dotation de la politique de la ville à l’échelle de l’agglomération sera instituée pour appuyer financièrement les territoires les plus en difficulté.

Les instruments de la politique de la ville sont aussi réformés. De nouveaux quartiers prioritaires de la politique de la ville sont ainsi définis, sur la base d’un critère unique et global de revenu des habitants reflétant la réalité de la concentration de la pauvreté (une adaptation sera faite pour l’outre-mer, compte tenu de sa spécificité).

Le projet de loi crée des contrats de ville. Ces contrats associeront, dans un cadre unique, les actions de cohésion sociale et de renouvellement urbain. Ils s’appuieront sur l’implication de tous les acteurs territoriaux, en particulier les régions et les départements.

Ce projet de loi donne ainsi une ambition nouvelle pour le retour de l’égalité républicaine dans les quartiers populaires et zones urbaines sensibles.

L’économie plurielle, l’économie de demain

Aujourd’hui ceux qui dénoncent le capitalisme et son application ultra libérale sont dans l’incapacité de proposer la moindre alternative sérieuse, la plupart d’entre eux se résignant a une simple critique.

La social-démocratie, a ce jour seul système alternatif crédible, a été tour à tour le pire ennemi mais aussi le plus grand allié du capitalisme, trop souvent en succombant aux charmes du libéralisme.

Pour cela il faut instaurer un changement, avec de nouvelles manières de faire et de penser l’économie.

Il faut donc se préoccuper des petites et des moyennes entreprises, encourager les coopératives, les mutuelles de production et de consommation, la création de micro-crédit et de banques d’épargne solidaire.

Il faut également sauver les petits producteurs en mettant en place un réel système de commerce équitable et pas seulement l’ajout d’un label (mensonger dans la plupart des cas), en supprimant purement et simplement les intermédiaires qui étouffent nos producteurs,en développant l’alimentation de proximité qui permettra de nous fournir en produits de qualité fermière et subventionnant l’agriculture et l’élevage biologique.

L’incitation à l’utilisation de transport plus écologiques et plus économiques tel que le ferroutage, les transports en communs et les modes de locomotions individuels non-polluants seront des mesures nécessaires à mettre en place pour réduire drastiquement les gaz à effet de serre.

La mise en place du principe d’économie sociale et solidaire couplée a de profondes réformes économiques a différentes échelles (française, européenne et mondiale) ainsi que l’instauration d’une taxe sur les transactions financières (Taxe Tobin) et une lutte acharnée contre les paradis fiscaux permettront ainsi de rendre le Monde plus juste.

Le danger Dieudonné, la mise à mal de la République

La décision rendu jeudi par le tribunal administratif de Nantes avant que celle-ci soit finalement cassée par le Conseil d’État était honteuse pour la République car cette décision était motivée par le seul fait que selon le tribunal administratif, « le spectacle ne peut être regardé comme ayant pour objet essentiel de porter atteinte à la dignité humaine » donc en conclusion l’antisémitisme de Dieudonné était considéré comme secondaire et donc acceptable.

Chacun à le droit d’avoir ses propres opinions et cela il faut le défendre mais par contre chacun n’a pas le droit d’avoir ses propres faits sinon la liberté d’expression perd son sens. Nier les chambres à gaz, affirmer que les juifs se sont enrichis au cours de la traite négrière, accuser Israël d’avoir introduit le virus du Sida sur le continent africain ou encore de dire que nous sommes dominer par un complot sioniste mondial, ne sont pas des propos acceptables dans notre République.

L’antisémitisme de Dieudonné n’est en aucun cas une provocation humoristique, c’est une obsession idéologique. Il s’est rendu un bon nombre de fois en Iran et Syrie, régime iranien qui a financé l’un de ses films « l’antisémite » ainsi que le parti antisioniste qu’il a créé pour les élections  européennes de 2009 et qui n’était qu’une émanation du Centre Zahra, organisation musulmane chiite affiliée au Hezbollah.

La critique de la politique d’Israël est une critique tout à fait légitime mais l’antisionisme de Dieudonné ce n’est pas du tout cela il n’est en réalité qu’un antisémitisme primaire qui trouve sa base dans les théories complotistes.