Le Soupçon

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Après des semaines de folies médiatiques depuis les attentats de janvier, relancées il y a quelques semaines par l’attentat de Saint-Quentin-Falavier, il faudrait pour les musulmans français se désolidariser et se justifier de ne pas soutenir ces actes abjectes et horribles: être plus « Charlie » que « Charlie ».

Le soupçon de l’ennemi musulman de l’intérieur se répand comme une traînée de poudre. Le Front national et certains élus du parti « Les Républicains » ne sont par ailleurs pas étrangers à la propagation de ce ressentiment.

Il est vrai, beaucoup de nos concitoyens musulmans ont fait le choix de ne pas participer aux marches qui ont eu lieu le 11 janvier dans toute la France mais depuis les voici malgré eux, enfermés dans une dialectique à la Georges W. Bush : « Vous êtes avec nous ou contre nous. »

Sur les réseaux sociaux, nos concitoyens musulmans ont exprimé massivement leurs soutien et leur participation à l’élan national, pour le reste la majorité silencieuse n’a pas besoin de dire « Je suis Charlie » ou « Not in my name » pour partager la peine des familles des victimes.

Pour la République, contre les amalgames !

Iran, l’apaisement ?

Plus d’un an après l’élection du président modéré Hassan Rohani, l’heure est a l’optimisme lorsqu’on évoque l’Iran.

L’Iran ayant respecté pour l’instant ses engagements pris a Genève, une partie des sanctions économiques touchant le pays ont été supprimées.

Mais cette détente international récente cache une dégradation flagrante des droits de l’homme qui a lieu simultanément à l’intérieur du pays.

Pour illustrer ces graves atteintes aux droits de l’homme voici quelques chiffres marquants :

Sur l’année 2013, l’État iranien a fait exécuter 687 personnes, c’est-à-dire plus du double de l’année 2012 où le nombre de personnes exécutées était de 314.

Les minorités ethniques et religieuses sont également victimes d’un renforcement des persécutions et le droit des femmes toujours inexistant.

Une solution a cette tragédie serait que la pression internationale mise en place concernant l’armement nucléaire le soit également concernant le respect des droits de l’homme en Iran.

Quand les catastrophes climatiques sont cotées en bourse

Dans le monde entier les catastrophes climatiques et environnementales laissent derrière elles leurs lots de victimes et de dégâts matériels. La plupart du temps les assureurs prennent en charge les dégâts mais lorsque ces derniers sont trop important, les assureurs ont de plus en plus la facheuse tendance de se défausser sur les États, mais les États qui depuis la crise n’ont plus que le remboursement de leurs dettes en tête, assument de moins en moins leurs rôles et se tournent alors vers les marchés financiers. Cette pratique consistent donc a confier l’assurance des risques naturels, c’est à dire l’évaluation des menaces et le dédommagement des victimes aux marchés financiers.

« Catastrophe bonds » (obligations catastrophes), weather derivatives (dérivés climatiques) ainsi qu’un bon nombre d’autres termes de produits d’assurance climatique font fureur depuis un certain temps.

De nombreux pays comme les Etats-Unis, La Turquie, le Mexique et certains pays pays asiatiques y ont déjà eu recours. Le dernier exemple en date étant celui du typhon « Haiyan » aux Philippines en Novembre 2013. Ce dernier a tué plus de 6000 personnes, détruit environ 1 million et demi de logements et fait plus de 13 milliards de dollar de dégâts naturels. Quelques mois plus tard des courtiers accompagnés de représentant de l’ONU, présentent au Parlement des Philippines un nouveau produit financier se nommant PRISM. Ce dernier étant une sorte d’emprunt à fort rendement que les municipalités philippines proposeraient a des investisseurs privés.

C’est alors qu’une question me taraude

Pourquoi la finance décide t-elle au moment même où la nature montre des signe des faiblesses, de s’associer à elle ?

Notre planète a pendant plusieurs centaines d’années permis de fournir ressources et matières premières a bas prix, son écosystème parvenant quant à lui a absorber les déchets provoqués par la production industrielle.

Or le problème, c’est que ces fonctions ne sont plus aussi efficaces que par le passé.
Le prix des ressources et des matières premières ne fait qu’augmenter et la gestion des déchets est de plus en plus chaotique, en ajoutant a cela l’aggravation des désastres naturelles, la situation devient de plus en plus insoutenable.

La crise écologique que nous vivons actuellement n’est-elle donc pas tout simplement le signe d’une nouvelle crise du système capitaliste ?

La discrimination par le lieu de résidence n’est plus une fatalité

Parce que résider dans un quartier populaire ou une zone urbaine sensible (ZUS) peut être un réel inconvénient, le projet de loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine reconnaîtra officiellement la discrimination par l’adresse et le code postal et mettra en place une véritable politique de la ville visant à lutter contre les inégalités territoriales.

Dans ces quartiers et zones urbaines sensibles le taux de chômage se situe au double de la moyenne nationale, un habitant sur trois vit sous le seuil de pauvreté, un habitant sur quatre renonce à des soins pour des raisons financières, les élèves issus des collèges des quartiers sont plus souvent que les autres orientés vers les filières courtes et les discriminations liées à l’origine ou l’adresse pèsent dans l’accès à l’emploi.

Ce projet de loi s’inscrit donc dans l’engagement pris par le Président de la République et la majorité parlementaire de réinstaurer la justice dans tous les territoires.

La contractualisation entre l’Etat et les collectivités pour mettre en œuvre la solidarité nationale et locale en direction de ces territoires et de leurs habitants, le rôle prioritaire et premier des politiques publiques pour compenser les inégalités territoriales , les crédits spécifiques de la politique de la ville ayant vocation à soutenir des actions de proximité et des projets innovants, la nécessité d’une action globale agissant sur différents registres, que ce soit l’accès à l’emploi, l’éducation, la culture, permettront d’améliorer de façon concrète la vie des habitants de ces quartiers.
Les objectifs d’accès aux services publics et de lutte contre les discriminations seront ainsi réaffirmés.

Le principe de co-construction de la politique de la ville avec les habitants est inscrit pour la première fois dans la loi. L’objectif est donc d’améliorer le cadre de vie des habitants, développer l’attractivité résidentielle des quartiers dans un souci de mixité sociale et favoriser leur développement économique.
Ce nouveau programme visera tout d’abord les quartiers présentant les dysfonctionnements urbains les plus importants, puis une dotation de la politique de la ville à l’échelle de l’agglomération sera instituée pour appuyer financièrement les territoires les plus en difficulté.

Les instruments de la politique de la ville sont aussi réformés. De nouveaux quartiers prioritaires de la politique de la ville sont ainsi définis, sur la base d’un critère unique et global de revenu des habitants reflétant la réalité de la concentration de la pauvreté (une adaptation sera faite pour l’outre-mer, compte tenu de sa spécificité).

Le projet de loi crée des contrats de ville. Ces contrats associeront, dans un cadre unique, les actions de cohésion sociale et de renouvellement urbain. Ils s’appuieront sur l’implication de tous les acteurs territoriaux, en particulier les régions et les départements.

Ce projet de loi donne ainsi une ambition nouvelle pour le retour de l’égalité républicaine dans les quartiers populaires et zones urbaines sensibles.

L’économie plurielle, l’économie de demain

Aujourd’hui ceux qui dénoncent le capitalisme et son application ultra libérale sont dans l’incapacité de proposer la moindre alternative sérieuse, la plupart d’entre eux se résignant a une simple critique.

La social-démocratie, a ce jour seul système alternatif crédible, a été tour à tour le pire ennemi mais aussi le plus grand allié du capitalisme, trop souvent en succombant aux charmes du libéralisme.

Pour cela il faut instaurer un changement, avec de nouvelles manières de faire et de penser l’économie.

Il faut donc se préoccuper des petites et des moyennes entreprises, encourager les coopératives, les mutuelles de production et de consommation, la création de micro-crédit et de banques d’épargne solidaire.

Il faut également sauver les petits producteurs en mettant en place un réel système de commerce équitable et pas seulement l’ajout d’un label (mensonger dans la plupart des cas), en supprimant purement et simplement les intermédiaires qui étouffent nos producteurs,en développant l’alimentation de proximité qui permettra de nous fournir en produits de qualité fermière et subventionnant l’agriculture et l’élevage biologique.

L’incitation à l’utilisation de transport plus écologiques et plus économiques tel que le ferroutage, les transports en communs et les modes de locomotions individuels non-polluants seront des mesures nécessaires à mettre en place pour réduire drastiquement les gaz à effet de serre.

La mise en place du principe d’économie sociale et solidaire couplée a de profondes réformes économiques a différentes échelles (française, européenne et mondiale) ainsi que l’instauration d’une taxe sur les transactions financières (Taxe Tobin) et une lutte acharnée contre les paradis fiscaux permettront ainsi de rendre le Monde plus juste.

Le danger Dieudonné, la mise à mal de la République

La décision rendu jeudi par le tribunal administratif de Nantes avant que celle-ci soit finalement cassée par le Conseil d’État était honteuse pour la République car cette décision était motivée par le seul fait que selon le tribunal administratif, « le spectacle ne peut être regardé comme ayant pour objet essentiel de porter atteinte à la dignité humaine » donc en conclusion l’antisémitisme de Dieudonné était considéré comme secondaire et donc acceptable.

Chacun à le droit d’avoir ses propres opinions et cela il faut le défendre mais par contre chacun n’a pas le droit d’avoir ses propres faits sinon la liberté d’expression perd son sens. Nier les chambres à gaz, affirmer que les juifs se sont enrichis au cours de la traite négrière, accuser Israël d’avoir introduit le virus du Sida sur le continent africain ou encore de dire que nous sommes dominer par un complot sioniste mondial, ne sont pas des propos acceptables dans notre République.

L’antisémitisme de Dieudonné n’est en aucun cas une provocation humoristique, c’est une obsession idéologique. Il s’est rendu un bon nombre de fois en Iran et Syrie, régime iranien qui a financé l’un de ses films « l’antisémite » ainsi que le parti antisioniste qu’il a créé pour les élections  européennes de 2009 et qui n’était qu’une émanation du Centre Zahra, organisation musulmane chiite affiliée au Hezbollah.

La critique de la politique d’Israël est une critique tout à fait légitime mais l’antisionisme de Dieudonné ce n’est pas du tout cela il n’est en réalité qu’un antisémitisme primaire qui trouve sa base dans les théories complotistes.

La dynamique des inégalités de richesse, un risque grandissant pour nos sociétés démocratiques

Il est clair que dans la situation mondiale actuelle, le système économique favorise avant tout le rendement du capital plutôt que le fruit du travail.

Les très riches ne se sont jamais aussi bien portés que depuis ces dernières années, et dans ce groupe des très riches on trouve beaucoup plus d’héritiers que d’entrepreneurs.
Plus le temps passe plus cela engendre un accroissement des inégalités.
Aujourd’hui environ 2% de l’humanité possèdent 50% du patrimoine des ménages, alors que 50% en possèdent seulement 1%. On peut aussi pointer le fait qu’un milliard d’êtres humains vivent dans une misère insoutenable, que selon les estimations de la FAO environ 870 millions de personnes dans le monde souffriraient de sous-alimentation

L’accumulation des patrimoines deviendra insoutenable et en complète contradiction avec nos principes de justice sociale, car oui il faut le dire ces principes sont en danger.
Ce qui entraînera certainement des montées vertigineuses des extrémismes et des populismes, ainsi d’énormes révoltes sociales.
Mais bon au lieu de se préoccuper de ces questions qui sont primordiales, la plupart des pays du monde préfèrent jouer a la concurrence fiscale au lieu de taxer.

Savez-vous par exemple que la France est l’un des derniers pays dans le monde qui prélèvent encore un ISF.

Les enjeux du Monde d’aujourd’hui sont, a mon sens, de saisir enfin toute l’urgence d’une réforme profonde des politiques économiques préconisés les institutions financières internationales, car comme l’ont démontrés plusieurs économistes de renom comme Joseph E. Stiglitz,Thomas Piketty ou encore Paul Krugman, ces politiques économiques sont erronées et néfastes.

Les pays développés ont une place importante à tenir dans cette réforme. Si l’on veut pouvoir répondre aux inquiétudes des mécontents de la mondialisation et aux inepties des antimondialistes, il faut pouvoir donner a celle-ci une autre image que celle actuelle.

Pour moi, notre situation ressemble étrangement a celle qui a plongé le monde dans la Grande crise. A cette époque déjà les libéraux répondaient a leurs détracteurs que le marché s’autorégule et qu’il fallait laisser faire. Des hommes comme Keynes ont répondus que contrairement a ce que disaient les libéraux, le marché ne se régule pas tout seul. Il fallait donc que l’Etat intervienne car le chômage risquait de pendant des années. En comblant cette lacune par l’intervention étatique, il savait que cela éviterait des mouvements sociaux, ou mêmes d’importants soulèvements populaires.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les pays ayant suivis les préceptes interventionnistes de Keynes n’ont certes pas fait disparaître les récessions dont ils étaient les victimes mais ont permis de les rendre plus courtes et moins nombreuses, et donc beaucoup moins douloureuses pour les populations.

Il faut donc (de mon point de vue de keynésien convaincu) instaurer un changement de cap dans l’économie mondiale en appliquant d’importantes mesures keynésiennes au niveau mondial, la période actuelle est propice a ce changement de cap car les mesures préconisées par les libéraux ont définitivement prouvés leurs limites.

Nous sommes donc a un virage de notre histoire politique et économique, il faut accompagner celle-ci en étant des acteurs ou alors là ne rien faire et n’être que des spectateurs.

La baisse des prix de l’assurance : un simple choix des assureurs ou un effet de la future loi Hamon

Les prix de l’assurance auto ont commencés à baisser depuis le début de l’année 2013. Pour l’année 2014, les prix seront gelés.

Mais pourquoi cette tendance soudaine à la déflation ?

La loi Hamon devrait offrir normalement aux consommateurs la possibilité de résilier à tout moment son contrat auto.

Cette loi incitera très fortement les assureurs à se montrer convaincants si ils veulent garder leurs assurés.

Cette loi permettra donc de rendre le marché des assurances auto plus fluide, ce qui n’est pas une mauvaise chose dans la mesure où la rotation des contrats est souvent très lente.

Cette loi sera donc une façon pour le consommateur de ne plus être en situation d’infériorité face aux assureurs.